Nous comptons un nombre croissant d’habitants en difficulté. La situation économique et sociale du pays ne s’améliore pas, loin s’en faut : les exclus sont toujours plus nombreux, les problèmes de logement se multiplient quel que soit l’âge des populations concernées, les personnes handicapés ne peuvent toujours pas vivre comme les autres… Les conséquences sont graves pour la santé, l’éducation, le lien social. Une ville comme Rennes doit être en première ligne pour combattre des injustices sociales et générationnelles.
En finir avec l’acceptation des situations d’exclusion
Un nombre croissant de nos concitoyens, en particulier en centre ville, vivent dans une indifférence accompagnée d’agacement et d’intolérance : une situation dramatique qui se banalise. Le nombre de pauvres est en augmentation. Ceux que l’on remarque le plus sont sans abri, souvent jeunes et de plus en plus marginalisés. On compte actuellement 200 personnes sans domicile fixe à Rennes.
Nous devons aider ces populations par une politique publique volontaire, qui comprend des mesures d’urgence et un accompagnement sur le long terme. Du constat d’exclusion, nous devons passer à un projet d’inclusion sociale.
Le droit de cité pour les personnes handicapées
La pratique de la ville par les personnes souffrant d’un handicap est révélatrice de l’importance accordée par une société à l’égalité entre ses citoyens. Pouvons-nous être satisfaits de la situation rennaise ? Malheureusement non… les déplacements en ville, l’accès aux transports en commun, la pratique d’activités, les gardes d’enfants ou l’accueil en milieu scolaire posent problème.
Nous devons intégrer la problématique du handicap de manière transversale dans tous les aspects de la ville : les équipements, les services, les activités doivent avoir comme objectif d’atténuer les dépendances pour favoriser l’autonomie et la pleine citoyenneté des personnes handicapées. À ce titre, Rennes doit être particulièrement innovante dans ses services, exigeante avec les structures qu’elle finance, exemplaire dans l’accueil des enfants handicapés !
Les seniors
Le regard sur les seniors reste encore trop centré sur le médico-social. La vieillesse n’est pas une maladie. Elle ne doit pas être synonyme de perte d’indépendance ou d’autonomie. Les seniors doivent occuper une place centrale dans la vie de la cité. Ils représentent une richesse culturelle et humaine pour les générations futures. Leur intégration dans des activités culturelles, sociales et éducatives est essentielle.
Depuis un siècle, l’espérance de vie s’allonge et, face à l’éclatement et à la dispersion des familles, le 20ème siècle a mis en place un réseau de maisons de retraite pour prendre en charge les personnes âgées. La solution du 21ème siècle doit être tout autre. Il faut offrir le maintien à domicile aux personnes qui le souhaitent, en soutenant les intervenants à domicile et les dispositifs d’alerte et de prévention. Les structures collectives doivent être conçues pour respecter la personne âgée en tant qu’adulte consentant, acteur de sa vie et de ses activités.