Après avoir participé, nombreux, à la journée d’action syndicale du 29 janvier, les Vert-e-s de Rennes ont apporté leur contribution à la lutte contre la THT (ligne à très haute tension), les 30 et 31.
Le même week end, les Verts de Bretagne ont rappelé leur refus de l’énergie nucléaire :
Communiqué du 30 janvier 2009
L’annonce de la construction d’un deuxième réacteur nucléaire de type EPR à Penly par le Président de la République est navrante. La crise énergétique, qui en est à ses prémices, ne trouvera pas de réponse dans le nucléaire, énergie non renouvelable et dangereuse. Plutôt que de promouvoir les énergies renouvelables localisées, pourvoyeuses d’emplois et de richesses économiques réparties sur le territoires, au plus près des besoins, Nicolas Sarkozy fait le choix de servir les géants de l’atome pour satisfaire leurs actionnaires et leurs dirigeants à la recherche d’une vitrine en France, la plus large possible. Imaginez les emplois créés avec 4 milliards d’euros ! Des études montrent que, pour un investissement égal, les économies d’énergie et les énergies renouvelables créent jusqu’à 15 fois plus d’emplois que le nucléaire.
La concentration de la production énergétique est pourtant arrivée à ses limites : gaspillage dû au transport de l’énergie produite, sur de longues distances, qui plus est à l’aide de lignes à Très Haute Tension (THT) inesthétiques et aux conséquences sanitaires importantes (dues aux champs électromagnétiques) ; risques de rupture du réseau de transport, etc. Il nous faut promouvoir une autre forme de production énergétique, basée sur des petites unités de production réparties sur le territoire, utilisant des ressources renouvelables, contrairement à l’uranium. C’est ce que nous redirons encore demain à Mortain, aux côtés de manifestants anti-THT.
Marie-Pierre Rouger
Présidente du groupe Les Verts
au Conseil régional de Bretagne