Rennes, le 25 février 2011
En Mai 2010, une investigation, soutenue alors par le CNIID et les Amis de la Terre a été menée pour faire la lumière sur les pratiques du groupe Séché Environnement en matière de transit de déchets dangereux. Il était reproché à l’industriel de déposer au sol de conteneurs remplis de déchets dangereux en provenance de sa filiale Trédi à Salaise-sur-Sanne en Isère (50,000 tonnes par an).
Sur le site exploité par la société de transports Brangeon à Rennes, ces mêmes conteneurs étaient ensuite chargés sur camions afin de prendre la direction du centre d’enfouissement de classe 1 (déchets dangereux) de Séché à Changé (Laval). La Direction Régionale de l’Environnement (DREAL) Bretagne a confirmé que seul un stockage au sol des conteneurs obligerait la plateforme à disposer d’une autorisation au titre des Installations Classées Pour l’Environnement (ICPE).
Le mardi 15 février, les associations protectrices de l’environnement bretonnes et mayennaises, soutenues par la Conseillère Régionale Europe Écologie-Les Verts Gaëlle Rougier, ont rencontré les responsables du groupe Séché Environnement afin de faire le point sur les irrégularités constatées :
* Séché reconnait que les déchets transportés sont des déchets dangereux alors l’entreprise indiquait sur France 3 en octobre dernier qu’il s’agissait de déchets NON dangereux !
* Séché confirme avoir « déposé » au sol à maintes reprises, jusqu’à 7 jours consécutifs, sans autorisation, des conteneurs enfermant des mâchefers d’incinération de déchets dangereux.
* Séché pointe un responsable à cette situation : la SNCF dont les retards ne permettaient aucune prévision en matière de logistique.
Cet état de fait confirme bien que les associations avaient raison de se battre sur ce dossier.
Aujourd’hui Séché a décidé de faire venir par camions ces déchets depuis l’Isère jusqu’en Mayenne, au prix d’un bilan écologique désastreux (1 500 km Aller-Retour) ! Solution tout à fait contraire aux préconisations du Grenelle de l’Environnement !
Les associations demandent à l’administration DREAL et Préfecture que soient rendus publics les rapports concernant les infractions constatées (absence d’autorisation préfectorale) ainsi que les rapports de la DREAL Rhône Alpes relatifs à la non-étanchéité des conteneurs.. Affaire à suivre.