Communiqué des Verts de Rennes - 10 Mai 2010
Finis les après-midis passés au bord des bassins avec les copains l’été pour les adolescents. Adieu le forfait sans limitation de durée. Maintenant à la piscine, le temps c’est de l’argent.
Des tarifs qui doublent. Au nouveau tarif, une famille avec 3 enfants paiera son après-midi hebdomadaire de piscine 14,20 € (4,40 € par adulte + 1,80 € par enfant) au lieu de 7,12 € aujourd’hui (1,96 € par adulte + 1,08 € par enfant avec un forfait 10 bains), soit plus du double ! Sans parler des 3 euros par personne afin d’obtenir la carte d’accès lors de la première entrée. Mais réjouissons-nous, la Ville offre le quart d’heure pour la douche...
Une décision injuste socialement. Une telle augmentation de tarif se fait bien-sûr avant tout au détriment des plus pauvres et des familles populaires nombreuses (+ de 18 % en Ille et Vilaine) et très nombreuses (+ de 5 %) ainsi que les jeunes dont le sport est l’un des loisirs préférés. Alors qu’avant la crise, déjà moins d’un français sur deux partait en vacances, la Ville décide d’augmenter le prix d’un des rares loisirs qui restaient pour l’instant accessible à toutes les classes sociales. En pleine crise sociale, cette augmentation des tarifs juste avant l’été apparaît comme injustifiable.
Un contrôle généralisé des usagers. De plus, l’usage d’une carte payante et nominative va élever le coût de l’accès initial à la piscine empêchant, tout comme la carte korigo, le prêt de cette carte au sein d’une même famille. Quid des usagers de passage, touristes ou en visite dans leur famille rennaise ? D’autre part, elle renforce un peu plus cette impression de contrôle des populations déjà induite par l’usage généralisé de la carte Korrigo épinglée par la CNIL.
Aider les plus pauvres et abandonner les projets pharaoniques. Face à la crise et à la casse organisée des services publics la Ville devrait investir dans des politiques sociales ambitieuses plutôt que de faire des économies de bout de chandelle sur le dos des familles populaires rennaises. Si la municipalité en est au point de devoir réaliser de telles économies, nous lui proposons d’abandonner ses projets d’aménagement pharaoniques, tels qu’Eurorennes, le Couvent des Jacobins ou la deuxième ligne de métro qui, en plus de grever des finances locales, ne vont pas manquer d’augmenter le coût de la vie dans l’agglomération.
Sinon, à quand une augmentation des tarifs de la patinoire et des bibliothèques municipales ?