Communiqué du 20 février 2011
Alors que la voiture thermique est déjà omniprésente sur les routes, des collectivités publiques d’Ille-et-Vilaine entendent aussi développer l’usage de la voiture électrique par l’installation de bornes de rechargement à Rennes puis sur l’axe Rennes Saint-Malo. En soutenant ces initiatives, le Conseil général se trompe de priorité.
La propulsion électrique ne règle pas les problèmes de fond liés à l’usage de la voiture individuelle : coût financier élevé pour les particuliers, épuisement des ressources (pétrole, uranium et autres métaux), atteintes à l’environnement. Rappelons que 75 % de l’électricité produite en France est d’origine nucléaire, et qu’il n’existe aucune solution pour éliminer les déchets radioactifs. Par ailleurs, comment parler de voiture "décarbonée" à l’heure où la région Bretagne vient de décider la construction d’une centrale électrique fortement émettrice de CO2 ? Difficile en outre d’avancer l’argument de l’emploi local, les véhicules en question étant importés du Japon. Enfin, depuis quand les collectivités locales financent-elles des stations services ?
En réalité, sur ce dossier comme sur d’autres (soutien à l’aéroport de Notre Dame des Landes et à l’agro-business, par exemple), les pouvoirs publics s’enferrent dans une logique productiviste insoluble.
Pour Europe Écologie-Les Verts, la priorité en matière de déplacements est à la promotion d’un modèle alternatif à la voiture individuelle, basé sur les transports en commun et le développement des politiques "vélos".
Nos propositions pour se déplacer moins cher et réduire les émissions de C02 en Ille-et-Vilaine : augmenter la fréquence et la rapidité des lignes d’autocars existantes ; développer l’intermodalité des transports (trains, autos, vélos) ; étudier, pour les déplacements en cars, la mise en oeuvre d’un tarif unique et accessible à tous ; promouvoir les services d’autopartage.
Pour éviter le mur, donnons un coup de volant aux politiques de transport en Ille-et-Vilaine !