A partir du 1er janvier 2011, c’est donc le SMPBR (syndicat mixte de production d’eau potable du bassin rennais), et non plus la ville de Rennes, qui assurera la production d’eau destinée aux 37 communes couvertes par ce syndicat.
Les Verts de Rennes estiment que, d’un point de vue démocratique et de bonne gouvernance, ce transfert de compétence peut se justifier puisqu’en effet, le nombre d’habitants concernés dépasse largement la population rennaise. Cependant, et au nom de ces mêmes principes, il nous apparaît essentiel qu’à l’échéance des contrats en cours (2014 pour Rennes), les fonctions de production et de distribution de l’eau ne soient plus confiées à un opérateur privé mais assurées par la collectivité elle-même, dans le cadre d’une régie municipale.
En effet, le système actuel de gestion publique-privée pose la question de la maîtrise par la commune du prix de l’eau (qui augmente à Rennes, alors qu’il baisse en France), de sa qualité (quid de la présence d’aluminium et de la pollution médicamenteuse ?) et de l’état du réseau de distribution.
Aujourdʼhui, des centaines de collectifs, dʼassociations, d’élus, dʼinstitutions sʼengagent sur tout le territoire français, en faveur d’une « autre » gestion de l’eau, démocratique et soutenable. La ville de Paris, lʼagglomération Rouennaise, Brest, Cherbourg, Châtellerault, Castres, Grenoble..., ont fait le choix de la remunicipalisation avec des résultats incontestables : baisses de prix, amélioration nette des investissements, réduction des fuites d’eau, tarification sociale et progressive, transparence par la présence des associations dans l’exécutif... Autant de bienfaits que les Rennais sont en droit d’attendre pour eux-mêmes et pour leur ville.
Benoît Careil & Gaelle Rougier
Co-porte parole des Verts de Rennes